"En travaillant dans la santé animale, vous pouvez pratiquement tout faire."

Aki

Quelle est votre fonction actuelle chez Merial et en quoi consiste votre travail ?

J'ai intégré Merial en janvier 2012, débutant ma carrière aux Affaires réglementaires des Produits biologiques pour le service NDP (Développement des nouveaux produits). En 2015, j'ai quitté les Affaires réglementaires pour rejoindre l'équipe clinique. Je suis aujourd'hui manager de l'équipe de la R&D clinique.

 Je suis responsable de toutes nos études cliniques au Japon, qui peuvent se classer en deux catégories : les vaccins et les produits pharmaceutiques. Mon équipe a aussi pour mission de recueillir toutes les informations et données nécessaires pour l'homologation de nos produits, et de fournir les données cliniques des produits nouveaux ou existants de Merial.

Vous produisez des données cliniques en vue de l'homologation des produits seulement pour le Japon, ou pour d'autres pays aussi ?

Les autorités réglementaires japonaises (appelées JMAFF) exigent des données cliniques de terrain locales (à cause des différences épidémiologiques entre le Japon et d'autres régions comme les États-Unis/l'UE) ; nous devons donc effectuer des essais de terrain locaux pour obtenir l'homologation de nos vaccins au Japon. Mais nous fournissons également des données justificatives pour les homologations internationales.

Pourriez-vous nous expliquer comment cela fonctionne ?

Connaissez-vous l'initiative « VICH » ? La lettre « V » signifie « vétérinaire », et « ICH » désigne le programme international d'harmonisation de la réglementation des médecines humaines. L'initiative VICH a pour but d'harmoniser les exigences réglementaires pour l'homologation des produits vétérinaires aux États-Unis, dans l'Union Européenne et au Japon.

Donc, pour faire simple, cela signifie que les données générées aux États-Unis, dans l'UE et au Japon peuvent être partagées et utilisées pour les homologations de produits dans toutes ces régions. Notre pays contribue donc à faciliter l'homologation des produits de Merial bien au-delà du Japon. C'est un aspect vraiment passionnant de mon travail !

Notre pays contribue donc à faciliter l'homologation des produits de Merial bien au-delà du Japon. C'est un aspect vraiment passionnant de mon travail !"

Aki

Qu'est-ce qui vous a amené au poste que vous occupez aujourd'hui, quel a été votre parcours professionnel ?

En 2001, je suis parti aux États-Unis pour travailler dans une petite entreprise de biotechnologie fabriquant des produits d'ingénierie tissulaire pour des applications orthopédiques. Dans cette start-up, j'accomplissais de multiples tâches : cultures cellulaires en laboratoire, implantation du produit dans le cartilage. J’ai même adopter le rôle d'un pathologiste analysant les données. Et ayant mis au point une nouvelle technique d'implantation, je formais également des chirurgiens orthopédiques à cette technique. J'ai ensuite travaillé pendant près de quatre ans comme chercheur en cellules souches au Massachusetts Institute of Technology (MIT)

Qu'est-ce qui vous a poussé à revenir au Japon ?

Après avoir passé 10 ans aux États-Unis, dans l'industrie et dans des universités, je me suis demandé si je devais rester là-bas ou retourner au Japon. Puis j'ai eu une proposition de poste au Japon dans la recherche sur les cellules souches, en tant que professeur assistant. Ce projet impliquait une collaboration avec le Professeur Shinya Yamanaka, qui a reçu le prix Nobel de physiologie et médecine en 2012. Qui pourrait refuser une telle opportunité ?

J'ai travaillé sur ce projet pendant environ deux ans, puis je me suis dit qu'en tant que vétérinaire, j'avais besoin d'acquérir plus d'expérience en chirurgie et en traitements. C’est ainsi que j'ai fini par travailler un an dans une petite clinique vétérinaire.

Et comment vous êtes-vous retrouvé chez Merial ?

En travaillant dans l'entreprise de biotechnologie américaine, je me suis rendu compte de mon manque de connaissances dans le domaine réglementaire. Or, ces connaissances et cette expérience sont très importantes pour les dernières étapes de commercialisation d'un produit. Quand j'ai appris qu'un poste était disponible au service Affaires réglementaires de Merial (RA), j'ai sauté sur l'occasion. J'ai passé deux ans aux RA avant d'avoir l'opportunité d'exercer ma fonction clinique actuelle.

Je pense que Merial a une réelle considération pour la science et la technologie, à tous les niveaux de l'entreprise."

Aki

À quoi ressemblent vos journées de travail ?

Je travaille généralement à mon bureau. Quand nous commençons des essais cliniques, nous sommes des « contrôleurs », ce qui signifie que nous allons dans les cliniques vétérinaires ou les exploitations pour vérifier que tout se passe bien. Et même au bureau, nous sommes en contact permanent avec nos enquêteurs de terrain.

Nous communiquons également avec les autorités réglementaires, car nous devons nous assurer que la conception de notre étude respecte les exigences réglementaires.

Quelle est la durée moyenne d'un essai clinique ?

Oh, elle est extrêmement variable d'un produit à l'autre. Et même si un essai est censé durer, disons, trois mois, ces trois mois désignent uniquement la durée de l'essai sur le terrain. Mais naturellement, avant cela, nous devons établir un protocole, analyser des données et rédiger un rapport. Donc en fin de compte, cela peut prendre plus d'un an. Certains produits, par exemple les vaccins anticancéreux, peuvent nécessiter un très long suivi, parce ce que comme tout médicament contre les cancers humains, l'essai mesure la durée de survie ou de rémission.

Quel est pour vous l'aspect le plus gratifiant de votre poste actuel ?

La possibilité de contribuer à l'apport de données aux Affaires réglementaires internationales et à l'accélération des autorisations de produits partout dans le monde ! D'autant plus qu'avec la croissance des marchés asiatiques, le Japon joue un rôle important dans une entreprise internationale.

Que diriez-vous à d'autres chercheurs qui souhaiteraient rejoindre Merial ?

Je suis moi-même vétérinaire - Si je travaillais dans le domaine de la santé humaine, j'aurais l'impression que la toxicologie et la sécurité pharmacologique sont les principales options de carrière possibles pour les vétérinaires. Mais en travaillant dans la santé animale, vous pouvez pratiquement tout faire : Affaires réglementaires, recherche clinique, opérations industrielles ou postes de direction. Vous pouvez exercer les postes les plus variés !

Je pense que Merial a une réelle considération pour la science et la technologie, à tous les niveaux de l'entreprise.

Pour finir, puisque nous parlons de santé animale : si vous étiez un animal, lequel seriez-vous ?

Sans aucun doute un oiseau, car j'aimerais bien voler et voir un maximum de choses ! Mais pas question de manger des vers ! Je préfère manger de la viande ou du poisson, donc je serais un faucon ou un aigle. 

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