J'ai vraiment l'occasion de pratiquer régulièrement la médecine vétérinaire dans ce poste."

Megan

En quoi consiste le poste de Responsable des services vétérinaires chez Merial ?

J'ai intégré Merial en 2012 et ce poste en 2014. C'est une fonction très polyvalente. Nous jouons un rôle d'interface avec le marketing et la vente, le service client et le service Veterinary Technical Solutions, qui traite les demandes des clients. Je travaille aussi au contact direct des clients, avec notre service commercial ou seule. Je me rends dans des cabinets privés ou des universités pour présenter notre gamme de produits équins aux vétérinaires et aux techniciens vétérinaires, ou simplement pour leur parler des maladies qui touchent spécifiquement les chevaux.

Je vais également dans des centres d’entrainement pour chevaux, où nous collaborons avec des dresseurs, des exploitants et des propriétaires agricoles. Nous pouvons par exemple réaliser une gastroscopie sur certains de leurs chevaux afin de vérifier s'ils présentent un syndrome d'ulcère gastrique. Ces visites nous permettent aussi de les sensibiliser à l'ostéoarthrite, à la synovite ou aux problèmes neurologiques, et de leur faire connaître d'autres produits de la gamme équine de Merial.

Pourriez-vous nous expliquer plus en détail ce qu'est une « gastroscopie »?

C'est un aspect important de mon travail, ce qui signifie que j'ai vraiment l'occasion de pratiquer régulièrement la médecine vétérinaire dans ce poste. La gastroscopie est un outil de diagnostic que nous utilisons pour diagnostiquer les ulcères gastriques chez les chevaux. Je me rends donc dans des cabinets vétérinaires ou  des centres équestres d’entrainement  et j'effectue cet examen sur les chevaux, exactement comme le ferait un praticien libéral. Il faut savoir que deux chevaux de compétition sur trois (66 %) souffriront d'un syndrome d'ulcère gastrique équin. Et chez les chevaux de course, en particulier chez les pur-sang, 90 % présenteront des ulcères. Cette maladie a donc des répercussions importantes sur leurs performances globales, mais elle est souvent non détectée ou non diagnostiquée parce qu'elle n'est pas aisément observable sans l'aide de la gastroscopie.

Comment en êtes-vous arrivée à vous spécialiser dans le secteur équin ? Avez-vous toujours aimé les chevaux ? Rêviez-vous comme beaucoup d'enfants de devenir vétérinaire ?

La filière équine est à la fois très disparate et très restreinte. On croise souvent les mêmes personnes et on noue avec eux des liens étonnamment durables, et qui ont sur nous un impact profond."

Megan

Oui, cette description me correspond parfaitement ! Dès l'âge de cinq ans, j'ai dit à mes parents que je voulais être vétérinaire. Lorsque j'étais enfant, mes grands-parents avaient des chevaux, et nous passions tout l'été avec eux. Puis, un peu plus tard, nous avons eu une ferme dotée d'installations d’entrainement.

Mais le changement décisif s'est produit lorsque j'avais 11 ans : notre tout premier poulain a eu un épisode de colique et a dû subir une opération de l'abdomen à l'Université de Géorgie (UGA). Cette expérience a changé radicalement ma vie : les vétérinaires présents m'ont vraiment pris sous leur aile, ils m'ont parlé de notre cheval et se sont intéressés à moi parce que je souhaitais devenir vétérinaire. Aujourd’hui  la boucle est bouclée, car un des vétérinaires qui avait pratiqué cette opération est actuellement chef de service au centre hospitalier universitaire pour grands animaux d'UGA et il est aussi client chez Merial ; je continue donc à le voir régulièrement !

La filière équine est à la fois très disparate et très restreinte. On croise souvent les mêmes personnes et on noue avec eux des liens étonnamment durables, et qui ont sur nous un impact profond.

Après vos études vétérinaires, avez-vous d'abord intégré un cabinet privé ? Comment avez-vous atterri dans l'industrie ?

J'ai beaucoup aimé le fait d'être « aux avant-postes » des futures évolutions."

Megan

Lorsque j'étais à l'école vétérinaire, j'ai eu l'occasion de travailler pour une entreprise de santé animale qui avait mis en place un programme destiné aux étudiants en médecine vétérinaire.  Cela m'a permis de me familiariser avec les différents produits, de voir leurs installations de R&D et de mieux comprendre l'intégralité du processus, de la conception à la mise sur le marché. J'ai également participé à d'importantes conférences, durant lesquelles j'ai pu contribuer à éduquer des clients et m'entretenir avec des vétérinaires sur le stand. Cette expérience a offert à l'étudiante que j'étais, une opportunité unique d’observer l'industrie et ses liens avec le secteur privé. J'ai aussi beaucoup aimé le fait d'être « aux avant-postes » des futures évolutions.

J'avais envie de me lancer dans l'industrie après l'obtention de mon diplôme, mais à moyen terme, pas tout de suite. On m'avait dit qu'il fallait d'abord travailler dans le privé pendant 7 à 10 ans, afin de comprendre ce qu'est le quotidien d'un vétérinaire praticien. J'ai donc travaillé à l'Hôpital équin de Rood & Riddle à Lexington, dans le Kentucky, l'un des plus importants au monde : une opportunité incroyable ! Puis je suis retournée en Géorgie, où j'ai créé et tenu pendant quelque temps mon propre cabinet.

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